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Revue de la Littérature

03 mar 2021

Prévention primaire de l’allergie et nutrition infantile

Bertrand CHEVALLIER, Boulogne-Billancourt

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D’après les conseils de l’American Academy of Allergy, Asthma, and Immunology ; de l’American College of Allergy, Asthma and Immunology et de la Société canadienne d’allergie et d’immunologie clinique Les données récemment publiées à partir d’essais contrôlés randomisés sur les stratégies visant à prévenir le développement d’allergies alimentaires chez les personnes à risque élevé aux États-Unis se limitent actuellement à une politique s’intéressant uniquement à prévenir l’allergie aux arachides, malgré la disponibilité d’autres données et plusieurs autres pays préconisant l’introduction précoce d’œufs et d’arachides. Pour prévenir l’allergie aux arachides et/ou aux œufs, ces derniers devraient être introduits autour de 6 mois de vie, mais pas avant 4 mois. Le dépistage avant l’introduction n’est pas nécessaire, mais peut être indiqué dans certaines familles à risque. D’autres allergènes devraient également être introduits dès le début de la diversification. L’utilisation de la formule hydrolysée (HA) dans la première année de vie n’est pas indiquée pour prévenir la survenue de manifestations cliniques d’une allergie alimentaire ou la sensibilisation des aliments. L’exclusion maternelle des allergènes courants pendant la grossesse et/ou la lactation comme moyen de prévenir les allergies alimentaires n’est pas recomman dée. Bien que l’allaitement maternel exclusif soit universellement recommandé pour toutes les mères, il n’existe aucune association spécifique entre l’allaitement maternel exclusif et la prévention primaire d’une allergie alimentaire spécifique.

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