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Infectiologie

Publié le 29 nov 2006Lecture 2 min

Que faut-il savoir sur la coqueluche en 2006 ?

Dr Geneviève Démonet
CFPPA – Paris. Dans les pays où la vaccination est développée, l’incidence de la coqueluche (due à  Bordetella pertussis) est faible (0,1 à 3 %) et la mortalité très réduite. A noter que l’immunité vaccinale est excellente mais ne dépasse pas une dizaine d’années.
Les nourrissons de moins de 4 mois représentent environ 40 % des cas de coqueluche. Les autres cas sont vus, en l’absence de rappel vaccinal, chez les adolescents et les adultes. Le diagnostic repose sur la présomption clinique (toux évocatrice persistante ou s’aggravant au bout de 7 jours, notion de contage avec une incubation de 5 à 15 jours) et une confirmation biologique ou épidémiologique. Le diagnostic biologique se fait, chez le nourrisson, par culture et PCR. Chez l’adolescent et l’adulte, le meilleur test est la sérologie (examen direct difficile car souvent retardé).   Les complications font la gravité de la maladie chez le jeune nourrisson. Elles sont le plus souvent respiratoires (quintes asphyxiantes, apnéisantes, bradycardie, bronchopneumonie, pneumocoqueluche alvéolaire sévère, coqueluche maligne) mais parfois neurologiques (convulsions, encéphalopathies) et justifient l’hospitalisation. Chez l’adulte, les complications sont mécaniques (fractures de côtes, douleurs, emphysème médiastinal, pneumothorax, otite barotraumatique, incontinence urinaire…). Aucun traitement curatif n’a fait la preuve de son efficacité au cours des coqueluches déclarées. Les macrolides peuvent toutefois réduire la durée de l’évolution, lorsqu’ils sont prescrits tôt, ou prévenir la maladie chez les sujets contact. Le traitement de référence est l’érythomycine (40 à 60 mg/kg) mais les autres macrolides lui sont préférés car mieux tolérés. Le traitement est de 14 jours pour la josamycine, 5 jours pour l’azithromycine et 7 jours pour la clarithomycine. La meilleure mesure préventive reste la vaccination : les vaccins actuels acellulaires ont une efficacité de 85 %. La primo-vaccination avec un vaccin combiné pentavalent ou hexavalent (2,3 et 4 mois puis rappel à 16-18 mois) doit être suivie d’un rappel chez l’adolescent de 11-13 ans (DTaCPolio). Un rappel est également recommandé aux adultes à risque de transmission au nourrisson. Aucun vaccin coquelucheux n’est cependant adapté à l’adulte. Il n’existe que des vaccins combinés faiblement dosés en anatoxine diphtérique et en antigène coquelucheux (Repevax°, Boostrix° tetra).

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