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Infectiologie

02 fév 2011

Les bactéries multirésistantes vues d’un laboratoire de microbiologie

Dr Jean-Marc Retbi
Un laboratoire bordelais rapporte les mécanismes de résistance aux antibiotiques [AB] de cinq bactéries multirésistantes [BMR] qu’il a isolées dans des prélèvements faits en situation pathogène chez des patients ambulatoires : entérobactéries résistant aux C3G, pyocyaniques résistant à la ceftazidime, Acinetobacter baumanii résistant à la ticarcilline et/ou à l’imipénème, staphylocoques dorés résistant à la méthicilline [SARM], et entérocoques résistant à la vancomycine.
Après diverses exclusions, 59 BMR ont été retenues, mais il n’y avait de renseignements cliniques que pour 50 d’entre elles isolées des urines (n = 44) ou des plaies (n = 6) de 49 patients. Il s’agissait de : - 34 entérobactéries : 23 productrices de BLSE (bêta-lactamases à spectre élargi) dont 19 de type CTX- M (18 colibacilles, une Klebsielle) et 4 de type TEM (4 entérobactéries différentes) ; 3 céphalosporinases plasmidiques, dont 2 CMY et 1 DHA-1. - 15 SARM (avec gène mecA), souvent résistants à la kanamycine et à la tobramycine (n = 9/15) et porteurs d’une cassette SCCmec en majorité de type IV ou VI. - 1 pyocyanique avec efflux ± céphalosporinase. Vingt patients n’avaient pas eu de contact avec une structure de soins l’année précédente, et 7 d’entre eux ne présentaient aucun facteur de risque. Ce travail confirme la présence de colibacilles résistant aux C3-G et de SARM « en ville ». Une partie des BMR semblait avoir été acquise en milieu communautaire.

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