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Infectiologie

Publié le 20 mai 2007Lecture 3 min

A la recherche de nouveaux marqueurs du sepsis de l’enfant

Dr Jack Breuil
ESPID – Porto. L’intérêt du dosage de la procalcitonine (PCT) dans le sepsis de l’enfant a fait l’objet de plusieurs ré-évaluations récentes, avec des résultats quelque peu contradictoires. Difficile, donc, de se faire un idée précise de ce qu’on peut en attendre. La vérité est-elle du côté de M. Don et coll., qui ne reconnaissaient en février dernier aucun pouvoir discriminatif au marqueur (Scand J infect Dis, 39, 129-37) ou du coté d’autres auteurs qui, à l’instar de T. Karakonstantakis à Porto, rappelaient que la PCT n’est produite par les macrophages et monocytes qu’en cas d’infection bactérienne ?
Quant à V. Gajdos, il accordait au marqueur une bonne fiabilité dans les infections bactériennes sévères à l’issue d’une étude multicentrique rétrospective ayant inclus 454 enfants infectés par un virus ou une bactérie. V. Gajdos reconnaissait pourtant lui aussi que la sensibilité n’atteignant pas les 100 %, la confrontation à d’autres paramètres bien choisis ne pouvait être que contributive… Comparer à d’autres paramètres bien sûr, mais lesquels ? A côté des marqueurs d’inflammation classiques que sont les globules blancs, la CRP ou la protéine amyloïde A sérique (qui eux aussi peuvent être pris en défaut), d’autres marqueurs, plus originaux, ont fait l’objet d’analyses au cours de ce congrès. Prenons l’exemple de la vitamine C et du sélénium, deux marqueurs candidats évalués par T. Karakonstantakis. Au cours d’une étude incluant 93 enfants infectés, la vitamine C est apparue corrélée négativement avec la PCT et le nombre des leucocytes seulement dans le groupe des enfants présentant des infections bactériennes. Des résultats assez similaires ont été retrouvés pour le sélénium dans une analyse réalisée chez 151 enfants. Le sélénium était en effet, lui aussi, significativement plus bas et négativement corrélé à la PCT, aux globules blancs, à la SAA et à la CRP en cas d’agression bactérienne ; cette association n’apparaissant pas s’il s’agissait d’une infection virale. Il est difficile d’affirmer que l’un ou l’autre de ces deux marqueurs fera bientôt consensus chez les pédiatres. Ce qui est sûr, c’est que de nombreux scores, faisant appel à des variables classiques ou nouvelles, continueront d’être évalués chez le petit enfant fébrile pour lequel le diagnostic d’infection est parfois cliniquement très malaisé. L’avenir dira si le sélénium ou la vitamine C avaient en la matière un intérêt autre qu’anecdotique.

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