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Douleur

06 juin 2011

Céphalées de l’enfant, ce n’est pas du cinéma !

Dr Emmanuel Cuzin
Les céphalées de l’enfant sont fréquentes, mais elles ne sont souvent pas prises au sérieux. Pourtant, un enfant sur deux d’âge scolaire s’en plaint et, dans 10 à 20 %, elles sont sévères et invalidantes.
Deux grandes causes de céphalées chez l’enfant : la migraine et… La migraine représente la première cause de céphalée de l’enfant. Elle est fréquente et atteitn entre 5 et 10 % des enfants de 5-10 ans et 10 à 15 % des enfants de 10 à 15 ans. La définition de la migraine de l’enfant est identique à celle de l’adulte selon l’International Headache Society (IHS), sa localisation est cependant plus souvent frontale et/ou bilatéral et sa durée est plus courte. Son origine est génétique dans 30 % des cas. Mais cette dernière est probablement plus fréquente si l’on tient compte des faux diagnostics chez les parents comme une crise de sinusite, une « crise de foie » ou encore des céphalées cataméniales ou des céphalées calmés par la prise de paracétamol qui sont en fait de véritables migraines. Le diagnostic de migraine est clinique. La prise en charge comporte un agenda de la douleur. Il faut expliquer aux parents que l’enfant est migraineux, que ce n’est pas « psy » et que l’enfant ne fait pas semblant pour éviter l’école. Le traitement doit débuter au moment de l’aura ou dès le début de la céphalée. L’Afssaps recommande de privilégier l’ibuprofène en traitement de crise (grade A), mais le paracétamol 15 mg/kg reste néanmoins un traitement de crise souvent efficace. Le sumatriptan nasal est à utiliser en 2e intention à partir de 12 ans (grade B). Le traitement de fond doit être proposé dès la survenue de plusieurs crises hebdomadaires, ainsi que des techniques de relaxation à base de biofeed back qui sont très efficaces.   Les céphalées de tension Les céphalées de tension sont très fréquentes, moins sévères que la migraine, mais elles sont souvent associées à des crises de migraine véritables. Les céphalées de tension sont ressenties comme un étau, mais elles ne sont pas pulsatiles, survenant en fin de journée. Elles sont caractérisées par l’absence de nausées, de vomissements, de photophobie et de phonophobie et l’absence d’aggravation par l’activité  physique qui sont spécifiques de la migraine. L’abstention médicamenteuse est la règle. Le repos, une prise alimentaire, permettent souvent de soulager ces céphalées de tension. Dans tous les cas, il importe de rassurer les parents en leur expliquant qu’il n’existe aucune pathologie grave.

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