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Néonatologie

15 mai 2007

Y a-t-il un intérêt à dépister le diabète gestationnel ?

Dr Jean-Michel Brideron
Pour la Haute Autorité de Santé, la recherche systématique ou ciblé du diabète pendant la grossesse continue de faire polémique (1). En effet de nombreuses incertitudes persistent concernant les modalités du dépistage, les seuils de positivité à retenir et surtout l’absence démontrée de bénéfice tant pour la mère et que pour son futur enfant. Et, comme le montrent les résultats d’une étude présentée par une équipe géorgienne à l’ECE, les controverses dans ce domaine ne sont pas prêtes d’être levées !
Dans un premier temps, la recherche d’une anomalie de la régulation glucidique chez 692 femmes enceintes a permis de découvrir 22 cas (3,3 %) de diabète associé à la grossesse (DAG) et 35 cas (5,05 %) d’intolérance aux hydrates de carbone (IHC). Après une prise en charge classique associant conseils diététiques (et insulinothérapie si nécessaire) contribuant au bon contrôle glycémique, on assistait à une baisse des taux d’hémoglobine glycosylée qui passaient de 6,3 %  à l’inclusion à 5,45 % en fin de gestation.  Dans ce groupe de population, les taux de prééclampsie, d’accouchement prématuré et de macrosomie étaient respectivement de 3,5 %, 3,5 % et 15,7 %. L’amélioration biologique de l’homéostasie des hydrates de carbones ne semble pas influencer favorablement le risque de naissance d’un enfant macrosomique. Il ne semble donc pas y avoir grand intérêt à proposer systématiquement un test de dépistage du diabète pendant la gestation. Retenons à décharge que cette publication souffre d’un manque de puissance malgré la réunion, contestable, des cas de DAG et des IHC ainsi que de l’absence d’un véritable groupe témoin.

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