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Néonatologie

15 mai 2007

Quelles conséquences de l’exposition in utero à la bromocriptine ?

Dr Jean-Michel Brideron
Une équipe russe nous présente les résultats d’une petite analyse épidémiologique rétrospective comparant 25 jeunes femmes de 14 à 27 ans nées de mères sous bromocriptine à un groupe de 25 témoins appariés.
Aucune différence statistiquement significative n’est retrouvée aussi bien au niveau du bilan hormonal (LH, FSH, prolactine, TSH, DHEA, etc.) que de la fréquence des troubles du cycle, des pathologies gynécologiques ou du développement de l’appareil génital. En revanche, la ménarche des femmes exposées in utero à la bromocriptine était plus précoce que celle des femmes du groupe témoins (12 versus 13 ans p = 0,046). Par ailleurs, dans le groupe exposé, il existait un nombre important (n=5 ; soit 20 %) de patientes atteintes d’hypothyroïdies caractérisées par un début précoce (8 à 18 ans) et une absence d’anticorps antithyroïdiens. Les anomalies psychologiques étaient également plus fréquentes après exposition à la bromocriptine (62,5 vs 16,6 % ; p = 0,015) tandis que la fertilité ne semblait pas altérée. A noter qu’une patiente exposée présentait elle-même un micro-adénome hypophysaire et recevait de ce fait de la bromocriptine. Cette petite étude de cohorte rétrospective suggère que l’exposition in utero à la bromocriptine ne semble pas entraîner de complications sévères à l’âge adulte y compris sur le plan génital. Les troubles psychologiques et la fréquence inhabituelle des hypothyroïdies -atypiques dans leurs caractéristiques cliniques et biologiques - nécessitent la réalisation d’études complémentaires.

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