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Neurologie

31 jan 2011

Epilepsie : de l’intérêt d’une surveillance “on line”

Dr Giovanni Alzato
La prise en charge de l’épilepsie n’est pas toujours chose aisée, a fortiori quand il s’agit d’une forme réfractaire au traitement. Cette éventualité est par ailleurs fréquente dans les épilepsies temporales complexes et partielles. Le problème majeur réside en grande partie dans l’observance thérapeutique et la solution passe par une communication optimale entre le patient et l’équipe soignante. Il faut, de ce fait, tout mettre en oeuvre pour comprendre rapidement les comportements réels qui exposent aux échecs thérapeutiques.
A ce titre, le recours à un carnet de surveillance “on line” (CS-OL) semble être une très bonne idée, ce que suggèrent d’ailleurs les résultats d’une étude transversale rétrospective qui a porté sur l’analyse de 452 CS-OL type “My Epilepsy Diary », accessibles sur le site web epilepsy.com. Ces carnets débutés entre le 2 mai et le 2 juin 2010 ont été rendus anonymes. La plupart des transactions passant par eux s’est élevée à 7 399, versus 1 199 pour les autres techniques, notamment les systèmes informatiques plus récents du type iphone/itouch. Des crises d’épilepsie ont été globalement rapportées par 77,8 % des utilisateurs (n = 452). Depuis la mise en place du CS-OL, 11 568 crises isolées sont survenues (75, 4 % des participants) et 2 226 états de mal (27,3 %). Les antiépileptiques les plus couramment utilisés ont été les suivants : levetiracetam, lamotrigine, carbamazépine et valproate de sodium. Ceux-ci n’étaient administrés en monothérapie que chez 22 à 31 % des patients. Les CS-OL ont été utilisés pour prendre en  compte l’observance thérapeutique : 44 % des sujets notaient les prises médicamenteuses et 9, 3 % notaient les oublis de traitement. Sur le plan de l’acceptabilité, 121 effets indésirables ont été colligés dans le carnet, les plus fréquents (au moins 22 %) étant à type de : (a) troubles du comportement ou de l’humeur ; (b) somnolence ; (c) troubles cognitifs ; (d) malaises ou encore céphalées. Un quart des utilisateurs du CS-OL (n = 114) avaient recours à un courrier électronique (9,7 %) ou à un SMS (15,9 %) pour leur rappeler le moment de la prise médicamenteuse. Le CS-OL dans le cadre de l’auto-traitement de l’épilepsie semble être un outil précieux pour évaluer rapidement, voire immédiatement, les comportements des patients face à leur maladie et à la survenue des crises comitiales isolées ou subintrantes.  A cette aune du on-line, il est possible de prendre en compte la manière dont le patient réagit et suit ou non les recommandations en vigueur. En filigrane s’inscrit la volonté d’optimiser la prise en charge thérapeutique de l’épilepsie, notamment son auto-traitement.

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