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Pneumologie

29 nov 2006

Diagnostic virologique des infections respiratoires

Dr Geneviève Démonet
CFPPA – Paris. Les virus respiratoires sont responsables d’environ 80 % des infections respiratoires hautes (rhinites, laryngotrachéites) mais aussi basses (bronchites, bronchiolites, pneumopathies). Les virus les plus fréquemment isolés chez les enfants hospitalisés pour infection respiratoire basse sont le virus respiratoire syncytial (VRS), le virus influenzae A, les parainfluenzae et plus rarement les rhinovirus et les adénovirus. De nouveaux virus ont été décrits mais sévissent probablement depuis longtemps : le métapneumovirus et de nouveaux coronavirus. D’autres virus sont émergents, le plus souvent issus d’une recombinaison génétique entre un virus animal et un virus humain (SRAS).
Pour une infection respiratoire basse chez l’enfant, le prélèvement de choix est le lavage-aspiration nasal à l’aide d’un dispositif stérile. La technique de diagnostic la plus classique est la culture cellulaire de virus. Elle présente l’inconvénient d’être longue, coûteuse et d’imposer une rapidité d’acheminement du prélèvement. D’autres techniques ont été développées : les plus utilisées permettent la détection directe des antigènes viraux soit par immunofluorescence directe (au laboratoire), soit par immunochromatographie sur membrane avec un résultat en 10 à 30 minutes. Ces « doctor tests » peuvent être pratiqués au cabinet médical pour le diagnostic de la grippe et du VRS. Ils ont une sensibilité inférieure à celle de la culture : ils ne permettent, par exemple, le diagnostic de la grippe que dans 50 à 60 % des cas. Les techniques « montantes » font appel à la biologie moléculaire par détection du génome viral tout particulièrement par PCR (Polymerase Chain reaction) en temps réel. Cette technique a une sensibilité bien supérieure à celle de la culture et tend à devenir la nouvelle technique de référence.   La détection du génome viral peut également se faire par la technique des puces (ou chips) à ADN qui n’est pas encore validée mais semble promise à un bel avenir. Le diagnostic reste actuellement réservé aux infections sévères nécessitant une hospitalisation. Il permet d’éviter une antibiothérapie inutile, d’utiliser des antiviraux spécifiques et d’appliquer des mesures d’isolement. Cependant, l’arrivée sur le marché d’antigrippaux efficaces (Relenza°, Tamiflu°) soulève la question d’un diagnostic virologique de la grippe en ville.

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