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Pédiatrie générale

Publié le 28 sep 2023Lecture 3 min

Voyage en avion, séjour en altitude : que disent les recommandations ?

Céline LEFEBVRE, Paris, d’après la communication de E. Hullo et de G. Mortamet (Grenoble)

S'il ne peut être évité, un séjour en altitude ou un voyage en avion avec un nourrisson se planifie, conseille Églantine Hullo, pneumopédiatre et responsable du Centre de compétences des maladies respiratoires rares de l’enfant (Respirare) du CHUGA Grenoble-Alpes.

Concernant les nouveau-nés et les tout petits enfants, des recommandations existent en matière de voyage en avion. Elles proviennent d’outre-Manche, où elles ont été actualisées en 2022 par la British thoracic society(1). Concernant le nouveau-né à terme (≥ 37 SA), il est préconisé d’attendre une semaine pour s’assurer que l’enfant va bien, y compris en dehors de toute pathologie. Pour les nourrissons prématurés (< 37 SA) avec ou sans pathologie respiratoire et qui n’ont pas encore atteint leur terme, une oxygénothérapie (1-2 L/min) au cours du vol doit être prévue en cas d’apparition de symptômes respiratoires (tachycardie, tirage, etc.). Les moins de 1 an présentant une pathologie respiratoire doivent être vus par le spécialiste et un test en hypoxie réalisé : en cas de saturation pulsée en oxygène < 85 %, l’oxygénothérapie est systématique et un avis spécialisé demandé si la SpO2 est comprise entre 85 et 90 %. Si l’enfant est atteint de mucoviscidose ou d’une autre pathologie respiratoire chronique (dyskinésie ciliaire primitive, etc.), un test en hypoxie est préconisé en cas de VEMS < 50 % et le spécialiste qui suit l’enfant doit être consulté. Chez les nourrissons et les enfants oxygéno-dépendants au niveau de la mer, le débit d’oxygène doit être doublé lors du voyage. Pour ceux qui ne requièrent pas d’oxygène en plaine mais qui ont reçu de l’oxygène dans les six derniers mois, l’avis du spécialiste est incontournable et un test en hypoxie peut être envisagé. Enfin, les enfants porteurs d’une cardiopathie congénitale cyanogène doivent bénéficier d’une oxygénothérapie (2 L/min).   Séjour en montagne avec un tout-petit : est-ce bien raisonnable ?   Outre une planification scrupuleuse du séjour, l’ascension doit être progressive par paliers de 500 m, soulignent les experts - parmi lesquels Églantine Hello - dans les recommandations françaises(2). Pour les moins de 1 an, l’altitude est déconseillée. Quoi qu’il en soit, l’altitude maximale est de 1 500 m (2 000 m si l’enfant est âgé entre 1 et 2 ans). Si elle dépasse 3 000 m, il faut prévoir un écart maximal de 300-400 m entre deux bivouacs. La voie pour redescendre et l’accès aux soins doivent être anticipés. En cas de pathologie préexistante, l’avis spécialisé permet une évaluation préalable de la faisabilité du projet d’ascension avec l’enfant. La pathologie doit être contrôlée et les complications possibles envisagées (test en hypoxie, enregistrement du sommeil, etc.), avec un plan d’action en cas de crise, et des soins de proximité possibles. Les séjours en altitude sont déconseillés en cas d’infection des voies respiratoires inférieures ou supérieures chez l’enfant.

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