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ORL et Stomatologie

Les AINS favorisent-ils les phlegmons péri-amygdaliens et les abcès para-pharyngés ?

Publié le 17 Avr 2012

Dr Julie Perrot

Vignette Les AINS favorisent-ils les phlegmons péri-amygdaliens et les abcès para-pharyngés ?
Certains travaux suggérant une augmentation récente de l’incidence des phlegmons péri-amygdaliens (PP) et des abcès para-pharyngés (APP), des auteurs du CHU de Toulouse ont déterminé sur une période récente, l’incidence de ces affections et des cellulites cervicales, puis examiné les facteurs accompagnant leur survenue, notamment la prise d’anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS).
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Cette étude rétrospective a été menée entre 2005 et 2010 et 161 patients hospitalisés pour les 3 pathologies d’intérêt ont été recensés. Chez ces sujets, comprenant 104 hommes et 57 femmes, l’analyse de l’évolution sur les 6 dernières années, des PP, APP et cellulites cervicales montre : - une augmentation des cas de phlegmons péri-amygdaliens et des abcès para-pharyngés, passés, respectivement de 13 et 4 en 2005, à 14 et 0 en 2006, puis à 31 et 7 en 2009, et à 28 et 6 en 2010 ; - une stabilité de l’incidence des cellulites cervicales, à 1,82 cas annuels. Chez les 127 patients ayant un phlegmon péri-amygdalien, 38 % avaient un IMC dépassant 25 et 6 % étaient diabétiques ; 84 % avaient reçu un traitement par AINS ; 61 % avaient été traités par antibiotiques avant l’apparition du phlegmon. Parmi les germes identifiés (87 % des cas), les streptocoques prédominaient (84 %) Streptococcus viridans comptant pour 68 % de ces derniers, S. pyogenes pour 19 %. Cette étude qui confirme l’accroissement suggéré d’incidence des phlegmons péri-amygdaliens et des abcès para-pharyngés, met en évidence, chez plus de 4 patients sur 5, une prise d’AINS, accompagnée ou non d’une antibiothérapie. L’imputabilité de la prise d’AINS dans le développement de ces pathologies rares, mais graves, reste à démontrer. J. Demeslay et coll. ont mis en œuvre dans ce but une étude prospective multicentrique.

 

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